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Les grandes de ce monde aux Journées du Patrimoine

par Pépita | 17 septembre 2010

De George Sand à la marquise de Ferrari, de Marie Curie aux Bluebell Girls, célébrons les Journées du Patrimoine au féminin. George Sand par Auguste Charpentier (1835). Coll. musée de la Vie romantique, Paris

Quasi-trentenaires, les Journées du Patrimoine, devenues européennes, sont contraintes de brandir à chaque édition un nouvel étendard thématique. 2010 est l’année où “Femmes et hommes qui ont construit l’histoire” sont célébrés à Paris et dans les régions. L’occasion étant trop belle pour être paritaire, le choix se portera uniquement sur les grandes dames, éminentes femmes et sublimes lionnes qui ont marqué leur territoire. Pour les fans de la Reine Margot l’Itinérante, un tour de France s’impose : première étape, le séminaire de Saint-Sulpice à Issy-les-Moulineaux (92) qui fut sa propriété, puis le château de Saint-Projet (82) où elle fut hébergée, pour terminer par celui de Nérac (47) où elle réunit une cour royale avec Henri IV son époux. Pour Aliénor, le choix est presque aussi vaste, en Aquitaine et au-delà : le musée d’Aquitaine à Bordeaux, la forteresse royale de Chinon (37), l’abbaye royale de Fontevraud (49)… Royales ou impériales, même combat. Deux expositions seront consacrées à Joséphine de Beauharnais, dans la résidence préfectorale d’Evreux (27) (rarement ouverte au public) ou dans la chapelle de Croissy-sur-Seine (78) où elle habita. On retrouvera ses traces dans son château de Malmaison, à l’Elysée et au domaine de la Pagerie en Martinique, sa maison natale. Marie-Antoinette sera partout : à Versailles, au château de Rambouillet, où Louis XVI fit édifier pour elle la Laiterie de la Reine, au château de la Muette (Paris 16e) où il se promenait avec elle dans le parc. Sa cellule sera même accessible à la Conciergerie…

Femmes de fer et femmes de plume

Chez les “actives”, le musée Marie-Curie (Paris 5e) permet une belle rencontre avec LA Nobel, à travers son bureau et son laboratoire personnel de chimie. Marie Curie (© Hulton Archive/Getty Images)Autre entrée en matière possible avec son univers, “Les femmes ont-elles du génie ?”, spectacle autour de la grande scientifique donné par Les Passeurs d’ombre le samedi dans le parc Pierre-et-Marie-Curie de Palaiseau (91). Les femmes de plume sont évidemment omniprésentes dans ces journées 2010. L’incontournable George Sand est à retrouver dans le non moins incontournable musée de la Vie romantique (Paris 9e), même si le détour par Nohan s’impose à tous ceux qui ont envie de réellement sentir l’atmosphère qui entourait l’écrivaine au pied de la page blanche. Ouvert exceptionnellement, le musée de la comtesse de Ségur à Aube dans l’Orne peut compléter efficacement la visite des jardins de son château des Nouettes. Celui de Pompignan (82), “peuplé d’étonnantes fabriques à caractère symbolique” rendra hommage à Olympe de Gouges. La plus contemporaine Paulette Nardal, femme des lettres et journaliste martiniquaise disparue en 1985, sera elle célébrée à travers un film qui lui est dédié, diffusé par l’écomusée de la Martinique à Rivière-Pilote. Deux expositions seront aussi consacrées à Camille Claudel, à Soissons (02) et à Wassy (52) où elle séjourna avant de partir à Paris.

Femmes de l’ombre et femmes à paillettes

Et qu’en est-il des femmes de l’ombre qui n’ont pas non plus traversé le temps avec désinvolture ? On pourra découvrir à Mulhouse Marguerite Spoerlin, “la cuisinière du Haut-Rhin” au milieu du XIXe siècle, ou sa compatriote à la mairie d’Obernai, dans le Bas-Rhin, la baronne Henriette d’Oberkirch (1754-1803), amie de la future tsarine de Russie, Sophie Dorothée de Wurtemberg-Montbéliard, qui a laissé des mémoires sur son temps, Paris et Versailles. On sera touchée par le militantisme d’Elisabeth Eidenbenz, volontaire suisse, qui avait ouvert une maternité à Elne, dans les Pyrénées-Orientales, pour venir en aide aux femmes enceintes retenues pendant la dernière guerre dans les camps de Rivesaltes ou d’Argelès. Ou devant la philanthropie de Marie Brignole-Sale de Ferrari, richissime duchesse de Galliera qui acquit l’hôtel de Matignon après la Révolution de 1848, participa à la création de Sciences-Po, finança la Fondation des Orphelins Apprentis d’Auteuil, le futur Musée de la Mode de la Ville de Paris, etc. Blue Bell Girls ©STR/AFP/GETTY IMAGES La Fondation d’Auteuil lui consacre une exposition et sa maison sera ouverte à Clamart. Enfin, pour celles et ceux que l’éternel féminin préoccuperait moins que sa réalité bien tangible, le Lido organise des visites commentées de ses coulisses et propose une expo sur les Bluebell Girls. L’occasion de découvrir une expo sur Margaret Kelly, alias Miss Bluebell, fondatrice de la troupe et finalement sacrée bonne femme.

Ursula

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